SORTIE 4 JUIN 2015 - PRESSES DE LA CITE
SORTIE 4 JUIN 2015 - PRESSES DE LA CITE

Des lieux et des faits réels 

L'intrigue du roman s'appuie sur des lieux réels et des faits historiques. 

Ruines du Couvent des Carmes, Lisbonne, Bert Kaufmann - Flickr

Lisbonne, Portugal 

 

Le 1er novembre 1755 à 9h40, un tremblement de terre d'une magnitude estimée entre 8,5 et 9 sur l’échelle de Richter ravage la cité. Le séisme est suivi d'un raz de marée, puis d'un incendie qui brûlera la ville trois jours durant. Lisbonne est dévastée. On dénombre entre soixante mille et cent mille victimes, soit près du tiers de la population.

Voltaire, philosophe emblématique du Siècle des Lumières, s'interrogera sur la portée de la catastrophe qui a frappé les Lisboètes, fervents croyants, le jour de la Toussaint. En 1756, il écrira le Poème sur le désastre de Lisbonne.

Animation du Raz de marée du 26 décembre 2004 Source: NOAA

Koh Phi Phi, Thaïlande

 

Le 26 décembre 2004, au lendemain de Noël, un séisme d'une magnitude de 9,3 frappe l'Asie du sud-est, au large de l'Indonésie. Le tremblement de terre provoque un tsunami d'une hauteur de 30 mètres par endroit. Le bilan en pertes humaines est catastrophique : près de 230 000 morts. C'est l'un des cataclysmes les plus meurtriers de l'histoire.  

"Gundestrup Cernunnos" by Kern8. Licensed under Public Domain via Wikimedia Commons

Chaudron de Gundestrup au Musée national du Danemark à Copenhague

 

Le chaudron de Gundestrup fut découvert en 1891, dans une tourbière du Jutland, au Danemark. D'un diamètre de 69 cm et d'une hauteur de 42 cm, ce chaudron est une pièce unique, d'origine celtique et datant de l'âge du Fer. Il est composé de treize plaques d'argent partiellement doré (1 à la base constituant le socle, 5 à l'intérieur, 7 à l'extérieur). Les plaques représentent des divinités païennes et des scènes mythiques. Une des plaques extérieures est manquante et n'a jamais été retrouvée.

Dans la mythologie celtique, le chaudron est associé à l'abondance, à la connaissance, au don de prophétie et même au pouvoir de ressusciter les morts (comme on peut le voir sur l'une des plaques du chaudron de Gundestrup où un dieu plonge un guerrier mort dans une cuve afin qu'il puisse retrouver ses compagnons d'armes). Pour les chercheurs, l'origine et la fonction du chaudron de Gundestrup divisent et demeurent un mystère.

La photo illustre l'une des plaques internes du chaudron représentant Cernunnos, le Dieu cornu, un torque dans une main, un serpent dans l'autre.

Plus de photos du Chaudron de Gundestrup sur le site du Musée national du Danemark ici (site en anglais).

Château de Trécesson, by Sophia Raymond

Château de Trécesson

 

Plusieurs légendes sont liées au château de Trécesson, XVe siècle, à Campénéac. Il y a celle du curé sans tête, celle des joueurs fantômes et, surtout, celle de la Dame blanche de Trécesson. La légende raconte que vers 1750, par une nuit d'automne, une jeune mariée fut enterrée vivante au pied de la bâtisse. Ses assassins n’ont jamais été retrouvés.

Diable de l'église de Campénéac, by Sophia Raymond

Diable dans l'église

 

Cas unique en France : un étonnant diable en bois sculpté soutient l'imposante chaire de l'église de Campénéac. Cette structure a été ajoutée dans la deuxième partie du XVIIIe siècle. Son auteur est anonyme. Doit-on y voir le symbole du Bien qui supplante le Mal ?

Chapelle Saint-Jean, Campénéac, by Sophia Raymond

Chapelle Saint-Jean

 

Aujourd'hui abandonnée, la chapelle appartenait aux seigneurs du château de Trécesson. Autrefois, elle dépendait des Templiers. Sous l’ancien ermitage, à présent en ruine, des prisonniers anglais y étaient enfermés pendant la guerre de Cent Ans, entre le XIVe et le XVe siècle.

Ruines du château de Dinas Bran cc-by-sa/2.0 – by cat jackson – geograph.org.uk/p/1433272

Ruines du château de Dinas Bran ou forteresse des corbeaux, Llangollen, nord du pays de Galles

 

"Dinas" se traduit par fort ou forteresse et "Bran" signifie corbeaux. La vue à 360 degrés sur la campagne galloise y est grandiose, mais elle se mérite : 45 mn de marche en pente raide sur un sentier en zigzag.

Les ruines du château de Dinas Bran se dressent au sommet d'une colline, sur un emplacement fortifié plus ancien encore, datant de l'âge du Fer. Le château fut bâti vers 1260, mais son existence fut de courte durée : les Gallois ont préféré le brûler en 1277 plutôt qu'il ne tombe entre les mains des Anglais.

Le château est associé à de nombreuses légendes, dont celle qui rapporte que le Graal serait enfoui sous les fondations de Dinas Bran.